être zen

3 conseils pour être zen au quotidien

Être zen au quotidien, ce n’est pas si évident dans une société qui nous sollicite de plus en plus. Si quelqu’un s’amusait à faire un sondage sur les excuses les plus utilisées au cours d’une journée, l’expression « Je n’ai pas le temps » arriverait sans doute en tête de liste.

Lorsque j’ai découvert le zéro déchet grâce à Béa Johnson, la première pensée qui m’a traversé l’esprit a été : « Comment peut-elle trouver le temps de faire tout ça ? Elle ne doit plus avoir un seul moment de libre dans sa journée !»

Car avoir un mode de vie zéro déchet et minimaliste, cela suppose de ne plus acheter de produits tout prêts au supermarché et de faire beaucoup de choses soi-même : son dentifrice, ses produits ménagers, ses repas à partir d’aliments bruts… Tout ça demande du temps.

C’est là que j’ai compris que pour beaucoup, le plus gros obstacle à un mode de vie plus écologique est le manque de temps : comment intégrer ces nouvelles habitudes dans nos vies déjà bien remplies ? Car l’objectif ici est de gagner en qualité de vie, pas l’inverse.

Aujourd’hui, le développement personnel et le minimalisme sont à la mode, on nous encourage à prendre soin de nous et de notre environnement, on nous dit d’écrire des listes de gratitude dans nos bullet journals, de faire du sport et d’acheter ses produits en vrac. Tout ceci est très bien en théorie, mais ce n’est peut-être pas un hasard si des termes comme burn-out ou procrastination sont apparus à peu près au même moment. La plupart d’entre nous passe plus de temps à envier ceux qui y arrivent qu’à profiter vraiment des bienfaits que ces pratiques devraient nous apporter.

Sans prétendre être moi-même zen toute la journée (j’y travaille encore…), je vais donc vous donner 3 clés pour vous aider à ralentir et ne plus être dans l’impression constante de courir après le temps. Ces 3 clés essentielles, je les ai apprises lors d’une retraite de méditation que j’ai effectué il y a deux ans de cela dans un monastère bouddhiste. Elle n’a duré que trois jours et je ne suis pas partie bien loin (à deux heures en voiture de là où j’habite). Pourtant, je suis rentrée chez moi avec un sentiment que je n’avais pas ressenti depuis très longtemps : une quiétude totale, et l’impression d’être totalement en phase avec le temps et moi-même.

J’étais « zen », pour de vrai.

Les projets et les soucis qui me stressaient quelques jours auparavant n’avaient plus aucune importance, j’étais juste bien là où je me trouvais à cet instant. J’ai souvent essayé de me remémorer ce sentiment et de le ressentir à nouveau, mais ce n’est que maintenant, plus de deux ans après, que j’ai vraiment réussi à comprendre les conditions qui avaient engendré cet état d’esprit ; ce sont celles que je vais partager avec vous à présent.

Supprimer les distractions

smartphone et distractionsPendant la durée de mon séjour au monastère, j’ai eu pour instructions d’éteindre mon téléphone portable, de ne pas trop discuter avec les autres et de ne pas lire de livres de fiction ou de magazines. Et alors que je passais ma première soirée sans écrans ou toute autre forme de divertissement, j’ai réalisé combien nos vies sont constamment interrompues par ces distractions : dès que nous avons un moment de creux ou que nous sommes seuls, nous cherchons à divertir notre cerveau par n’importe quel moyen.

Il serait intéressant de se poser cette question : de quoi voulons-nous détourner notre attention ? De nous-même, de notre solitude ?

Je n’étais pas seule lors de cette retraite, mais comme je l’ai dit plus tôt, nous devions éviter de trop discuter ensemble lors des moments de repos. Nos soirées, nous les passions à marcher dans le jardin, ou juste à rester assis sur la petite terrasse en bois de nos bungalows, à observer la nature en silence, sans se sentir obligés d’entretenir une conversation. Au début, une vieille habitude me revenait parfois, celle de vouloir prendre une photo de la beauté qui m’entourait et de la partager sur les réseaux sociaux. Comme si exhiber ce moment devant les autres lui donnerait plus de valeur… Je me suis rendu compte qu’on se soucie trop de l’image qu’on renvoie aux autres.

Voici mon premier conseil : si vous avez tendance à attraper votre portable pendant les moments creux, pourquoi ne pas en profiter plutôt pour observer ce qui vous entoure et être présent dans ce moment ?

Ne cherchez pas à occuper à tout prix votre cerveau et sentez-vous à l’aise avec vous-même. Et aussi, désactivez les notifications qui vous tirent constamment de votre réalité. Nous sommes constamment sollicités par les appels, SMS, emails, messages Facebook ou commentaires que nous recevons. Bonne nouvelle : nous ne sommes pas obligés de répondre à tout le monde tout de suite ! J’ai parfois l’impression que nous sommes tous devenus des standardistes travaillant 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. À l’époque, on recevait une lettre toutes les semaines, aujourd’hui on reçoit 15 messages par jour !

 

Être dans le moment présent

Ah vous l’avez souvent entendu ce conseil, « Vivez l’instant présent ». Et pour cause ; s’il n’y avait qu’un seul conseil à retenir, je vous demanderai de retenir celui-ci ! Essayez de vous remémorer vos meilleurs souvenirs ; se sont-ils passés lorsque que vous viviez pleinement le moment présent ou lorsque vous étiez en train de scroller sur vos réseaux sociaux tout en imaginant quelle type de vie vous rêveriez d’avoir ?

Être dans l’instant présent, c’est un peu comme gravir une montagne en se concentrant sur son effort, sans penser au sommet ; et quand on arrive en haut, on profite du paysage sans plus penser à tout ce qu’on a laissé en bas.

méditationPour parvenir à cet état, la méditation est un très bon outil. Cela vous aidera à ne plus vous laisser distraire par toutes les pensées qui traversent sans cesse votre esprit. Il suffit simplement de s’asseoir au calme, fermer les yeux à demi afin d’être conscient de son environnement et de se concentrer sur sa respiration. Lorsqu’une pensée émerge, on la laisse passer tel un nuage dans un ciel bleu, et on se recentre sur sa respiration.

Une autre méthode pour être conscient du moment présent consiste à nommer mentalement le nom de l’action qu’on est en train de faire : « Je suis en train de manger » ou « Je suis en train de me laver les mains ». En faisant cet exercice régulièrement, cela deviendra un automatisme !

Il ne sert à rien de ressasser le passé ou de penser au futur, car ils ne sont pas réels ; le passé ne peut être changé, et ce qu’on prévoit dans le futur ne se réalisera peut-être pas. Seul compte le moment présent. Les pensées tournées vers le passé ou le futur sont utiles uniquement si elles vous aident dans ce que vous faites en ce moment précis.

 

Planifier sa journée

Devenir un maître de la planification permettrait d’être plus zen ? Peut-être bien. Il n’y a pas si longtemps que ça, je n’aimais pas planifier mes journées. Cela me donnait l’impression de perdre en liberté : où passe donc la spontanéité et l’aventure si tout est planifié à l’avance ? Pour moi, c’était surtout synonyme de routine, et la routine n’a pas bonne presse. Actuellement, on préfère vivre des vies trépidantes, et moi la première ! Mais mon stage de méditation m’a – encore une fois – ouvert les yeux à ce sujet.

En fait, les journées au monastère étaient très codifiées et presque minutées. Au début, cela m’a fait peur et je ne comprenais pas comment on pouvait être zen dans une journée avec un emploi du temps si précis.

  • 6h : lever
  • 6h30 : méditation
  • 8h : petit-déjeuner
  • 9h : travail collectif

Étant nouvelle, je ne connaissais pas bien les lieux ni les rituels, de ce fait j’angoissais à l’idée de mal faire ; mais le deuxième jour, tout semblait plus facile. Je me suis décidée à lâcher prise et j’ai juste suivi le mouvement. Je n’avais même plus à m’inquiéter de savoir quelle heure il était, car une cloche indiquait le commencement de telle ou telle activité. Je savais exactement quoi faire car j’avais fait la même chose la veille. À partir de là, j’ai commencé à être vraiment zen, et je me suis rendu compte à quel point les routines sont importantes.

En fait loin de nous enlever des libertés, les routines nous en donnent ; et plus que tout, elles libèrent l’esprit !

Je m’explique : le cerveau adore la routine, qui lui permet de fournir le moins d’efforts possible. Si chaque jour vous vous levez à une heure différente, vous prenez un petit déjeuner différent et vous changez votre manière de travailler par exemple, votre cerveau sera sans cesse obligé de réfléchir, d’ajuster, de s’adapter. Cela lui prendra beaucoup de temps et d’énergie ! Il ne sera jamais dans le moment présent et pensera tout le temps à ce qu’il va devoir faire après. C’est d’ailleurs une des causes de la procrastination : chaque chose qui sort de notre « zone de confort » est impressionnante pour notre cerveau. Il doit fournir deux fois plus d’efforts pour s’adapter à une situation qu’il n’a jamais connu, donc à choisir, il préfère rediriger notre attention vers des activités plus familières et agréables comme regarder des vidéos… On dit souvent qu’il faut sortir de sa zone de confort, et je suis d’accord, mais avec une nuance : pas tout le temps. Trop de nouveautés à la fois risquent d’épuiser le mental, et chaque petite tâche devient une montagne à gravir, ce qui est très démotivant à long terme. Donc quitter la zone de confort, oui, mais il faut pouvoir y revenir de temps en temps pour souffler, et c’est là que les routines entrent en jeu.

planningConcrètement, le fait de planifier sa journée en mettant en place des routines qui deviendront automatiques, cela permet au cerveau de se concentrer sur l’essentiel, et du coup on a l’impression d’avoir plus de temps !

C’est dans ce sens que les routines donnent de la liberté. Personnellement, je planifie désormais ma semaine à l’avance. J’ai un planning de tâches répétitives qui reste le même d’une semaine à l’autre, et qui me dit quel jour et à quel heure je vais faire les courses ou toute autre activité que je dois faire chaque semaine. Je note également mes horaires de début et de fin de travail, et je programme des alarmes silencieuses qui me les rappellent pour éviter de trop me préoccuper de l’heure. Puis je planifie sur ma semaine toutes les autres tâches qui ne sont pas répétitives : mes projets professionnels et personnels, mes rendez-vous, etc. Une fois que tout cela est planifié – en laissant bien sûr des plages libres dédiées aux imprévus et en évitant de surcharger le tout, je peux commencer ma semaine sans pression ; mon cerveau est libéré de toute charge d’organisation et peut se concentrer sur ce qui est vraiment important dans le moment présent.

 

J’espère que les conseils de cet article vous aideront à être plus zen au quotidien ! Cet article participe à l’évènement “3 habitudes indispensables pour être zen au quotidien” du blog Habitudes Zen, et c’était donc la parfaite occasion pour aborder le sujet ! Ce blog est d’ailleurs une mine de ressources pour être plus zen, et je vous conseille tout particulièrement cet article qui explique comment désencombrer sa maison, et par extension sa vie.

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